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Espèces exotiques envahissantes

vendredi 17 août 2012

La Réunion : un enjeu majeur de conservation mondiale de la biodiversité.

À la Réunion, 30% des habitats d’origine sont encore présents (Strasberg et al. 2005), contre moins de 5% à Maurice et aucun à Rodrigues (Lorence & Sussman 1986, 1988). La majorité de ceux-ci est aujourd’hui protégée, notamment dans le cœur du Parc national de La Réunion. La menace la plus dangereuse pour ces écosystèmes naturels est la présence et l’envahissement par les espèces exotiques. Depuis l’arrivée de l’homme, au cours du 17ème siècle, l’Homme a introduit plusieurs milliers d’espèces à La Réunion. Un millier de plantes introduites se sont naturalisées (présentes à l’état sauvage), alors qu’il avait fallu plusieurs millions d’années à la nature pour en faire autant... L’Homme a ainsi multiplié par 10000, le rythme d’installation de nouvelles plantes dans les écosystèmes réunionnais, ce qui met en péril leur équilibre fragile ! Parmi ces espèces, certaines sont couramment utilisées et ne posent aucun problème aux milieux et espèces locales. Pour les plantes, c’est le cas par exemple du Letchi, du Flamboyant, des Bananiers, des Baobabs... D’autres, au contraire, sont devenues envahissantes et menaçantes pour les écosystèmes réunionnais (Baret et al. 2006). C’est le cas, par exemple, du Raisin marron, du Goyavier, des Longoses, du Troène, du Galabert, des Baies roses, de la Liane papillon....

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Bubul orphée

Une centaine de plantes exotiques sont déjà reconnues comme envahissantes et font l’objet d’ambitieux programmes de lutte. Une centaine d’autres, potentiellement envahissantes, sont sous haute surveillance.

  • 15 mammifères terrestres ont été introduits (9 envahissants)
  • 23 espèces d’oiseaux (4 envahissants)
  • 11 poissons d’eau douce (4 envahissants).

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    Titangue

Parmi les pestes animales les plus problématiques, on peut citer les Rats, le Bulbul orphée, les Chats sauvages.
Parmi les 18 grands types de milieux naturels, 5 sont envahis par au moins 25 espèces de plantes envahissantes et 8 par au moins 10 espèces.



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Choca vert

L’Homme a introduit de nombreuses espèces à La Réunion : pour se nourrir, pour embellir sa journée, se soigner. Certaines de ces espèces se sont bien adaptées à La Réunion et prennent donc la place des espèces indigènes, qui étaient là bien avant nous. Les plantes indigènes disparaissent et avec elles, des animaux dont la survie dépend des ces espèces. Le Choca vert (Furcraea foetida) par exemple est une des espèces les plus visible sur notre île. Cette plante grasse, introduite à La Réunion au début du 19 éme siècle à l’origine pour la production de fibres, est devenue aujourd’hui une plante envahissante au détriment des espèces endémiques et indigènes.




Pourquoi les îles sont-elles plus vulnérables aux espèces exotiques envahissantes ?

Isolées géographiquement, de taille réduite et d’âge géologique récent, les îles océaniques possèdent des écosystèmes peu complexes, ...

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Stratégie de lutte contre les invasions biologiques.

À La Réunion, la prise de conscience de l’impact des espèces exotiques envahissantes par les scientifiques (Cadet 1977 ; Lavergne 1978), puis par les décideurs et les gestionnaires, a fait émerger, au début des années 1980, une volonté politique forte de s’attaquer à ce fléau.

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